Dernières expositions

Exposition octobre, novembre 2019 :

Revue de Presse

La Galerie Hors-Champs présente

The Cramps , Backstage de Bobino le 6 Juin 1981  Lux Interior, Poison Ivy, Nick Knox, et Kid Congo Powers, Double exposition argentique

Objectif Alternatif

Photographies de Jeanluc Buro

Commissariat d’Isa Carol Horiot

Exposition du jeudi 24 octobre au dimanche 8 décembre 2019

 

Première exposition monographique à travers l’objectif de Jeanluc Buro, autour d’une sélection de photographies prises dans les années 1980, axée sur les lieux de la vie nocturne Parisienne, les mouvements de la scène alternative française et internationale et ses artistes emblématiques.

Cette présentation dévoile une quasi-totalité de visuels inédits surgis de négatifs restés jusqu’alors inexploités.

Charlotte et Serge Gainsbourg, pour la sortie de l’album Charlotte for Ever, 1986

Son rendu du Noir et Blanc argentique s’inspire du cinéma et des maitres de la photographie humaniste.

Jeanluc Buro suit les cours du soir de l’IDHEC (Institut Des Hautes Études Cinématographiques) dispensés par le célèbre chef opérateur Henri Alekan (de La Belle et la Bête de Jean Cocteau aux Ailes du Désir de Wim Wenders) qui l’initie à la science de la lumière. Jean Dieuzaide (membre fondateur des Rencontres de la Photographie d’Arles) lui enseigne l’art du tirage noir et blanc.

Après un temps d’assistanat studio, il consacre ses premières années de photographe à fixer la mémoire et le visage de la scène underground parisienne.

Son objectif nous entraîne dans la proximité des backstages, après le concert hystérique des Cramps à Bobino, celui The Cure à L’Olympia ou nous fait partager des moments intimes avec Bauhaus et Taxi Girl au Rose Bonbon.

Backstage Rose Bonbon Groupe BAUHAUS Peter Murphy, Daniel Ash, David J, Kevin Haskin le 3 décembre 1981

Durant cette période Jeanluc Buro collabore comme photographe-journaliste à la presse généraliste et musicale du moment : Best, Rock’n Folk, Libération, Actuel, Jardin des modes, et divers Fanzines etc…Il réalisa aussi des pochettes de disques vinyles: Virgin Prunes (coffret Hérésie), Willy Loco Alexander and The Confessions pour la mythique maison de disque New Rose.

Cette exposition s’inscrit aussi dans un contexte d’hommage au duo Rita Mitsouko fondé en 1979 qui fêterait cette année ses 40 ans d’existence. Jeanluc Buro les rencontre à l’aube de leur carrière, il en résulte une importante série de portraits, en scène, hors scène, entartés lors d’un concert à la Boule Noire à Pigalle ou prenant la pose pour un remake s’inspirant de Brassai et de Doisneau. Un portrait sensible du duo, pris lors de leur premier concert à l’usine Pali Kao figure au livret de la rétrospective qui sort en octobre prochain.

Cette inspiration pour la vie nocturne et les mouvements de la contre-culture s’accompagne aussi d’une curiosité spontanée qui le pousse à écumer les lieux novateurs ou d’assister aux événements les plus surprenants.

L’appétence et l’éclectisme de Jeanluc Buro l’ont conduit à explorer des univers variés, dont l’exposition se veut le reflet.

Chez les RITA MITSOUKO  Boulevard de la Villette 75019 séance privée

Focus sur les backstages 1981 :

Rencontre avec The Cure pour leur second passage à Paris le 19 novembre 1981, la bande de Robert Smith remplit L’Olympia et confirme le succès de leur tournée pour les albums Faith et Seventeen Seconds, avec Lol Tolhurst et Simon Gallup, le bassiste historique de la formation.

The Cramps, inoubliables à Bobino le 6 juin 1981, improvisation d’une séance photo agitée avec Lux Interior, Poison Ivy, Nick Knox, et Kid Congo Powers.

Les loges du Rose Bonbon dans sa période faste avec Bauhaus et son charismatique leader Peter Murphy, incarnation troublante du mouvement Post-punk/Gothique. Le 3 décembre 1981.

The Meteors, considérés comme le pionnier du Psychobilly, menés par Paul Fenech, ici accompagné du guitariste de Theater Of Hate. Les Bains-Douches, 9 décembre 1981.

Stephen Morris, batteur de New Order, loges du Palace le 17 avril 1982

Backstage OLYMPIA The CURE, Robert Smith: vocals, piano and guitar; Simon Gallup: bass;Laurence Tolhurst: drums Promo Album « Seventeen Seconds » et « Faith » 19 octobre 1981

Portraits « Des Jeunes Gens Mödernes »

Marquis de Sade, au Palace, le 4 mars 1981, qui se révélera être le groupe phare de ce qu’on a nommé la scène Rennaise. La ville est même considérée comme la capitale Française du rock et de la New Wave durant les années 80. Un portrait de Philippe Pascal impulsé par une interprétation expressionniste, lors de son dernier concert dans la capitale, avant la désintégration du groupe trois mois plus tard.

Edwige Belmore, l’icône Punk qui fut un temps physionomiste du Palace, puis chanteuse en duo avec Mathématique Moderne, poursuit une carrière de chanteuse et saxophoniste avec le groupe éphémère Jungle Geisha crée à New York. Concert aux Bains-Douches, le 9 novembre 1982.

Elli Medeiros en nymphe aquatique, prise de vue en studio «Toi Mon Toit »1986 titre extrait de son premier album solo Bom Bom.

Taxi Girl, Daniel Darc et Laurent Sinclair, souvenir de l’époque Rose Bonbon et premier succès en 1981.

Etienne Daho issu de la vague Rennaise, dans sa chambre mansardée, rue des Dames à Paris. Une commande de Rock’n Folk pour la sortie de l’album Mythomane en Novembre 1981, avec les musiciens de Marquis de Sade et Jacno à la production.

Performeurs et nouveaux horizons sonores :

Le trash cabaret des Virgin Prunes, groupe Irlandais qui marquera profondément la scène rock gothique par ses performances scéniques, alliance d’une beauté tribale et subversive. Rex Club, juin 1982.

Klaus Nomi, apparait sur la scène du Palace le 19 novembre 1981. Vision spectaculaire douée d’une voix surnaturelle de baryton-basse à contre-ténor. Il sera l’un des premiers artistes à s’éteindre du sida en 1983.

L’électronique expérimentale de Psychic T.V avec Genesis P-Orridge, Personnalité hors norme qui a contribué à l’émergence de la musique Post Industrielle et techno.

Le légendaire Alan Vega précurseur de l’électro punk rock, fondateur du groupe Suicide, lors d’un mémorable concert à l’Olympia le 29 MAI 1982.

A l’aube du succès :

 Après des débuts difficiles, Alain Bashung, diptyque du concert du Creusot pour la tournée de l’album « Pizza » en 1981 qui lui vaudra d’accéder à la reconnaissance.

Indochine fondé depuis quelques mois, deviennent la révélation de la nouvelle scène New Wave parisienne, Jeanluc fait partie des chanceux présents lors de leur tout premier concert sur la scène du Rose Bonbon en automne 1981.

Les premières expériences musicales des Rita Mitsouko et leur univers Arty déglingué sur les scènes underground de la capitale.

Visions des nuits du Palace et d’ailleurs :

Les événements du Palace ont été une vibrante galerie de portraits du brassage des genres : anonymes et célébrités, bourgeois en goguette et marginaux exploraient l’ivresse de la fête sans limite ni hiérarchie.

La Soirée sur le thème du tatouage, ou l’on identifie l’humoriste Thierry Le Luron en compagnie de Fan, Skinhead de la bande des Halles, modèle d’une nuit pour le tatoueur Éric.

La bande fifties du Palace, menée par la jeune actrice Pauline Lafont, entourée de ses amis rockers.

Le concert de Starshooter avec Kent Hutchinson dialoguant généreusement avec son public pour la dernière tournée du groupe, baptisé Tora! Tora! Tora!, au Palace en 1982.

Alain Pacadis l’incontournable fêtard nihiliste, des nuits parisiennes.  Auteur « D’un Jeune Homme Chic » et chroniqueur pour la presse branchée : Libération, magazine Façade etc…

Ce début de décennie marque aussi l’arrivée des nouveaux concepts avec le lancement des lieux éphémères : les afters du Captain Video, moments capturés à l’issue du concert de Duran Duran pour leur premier passage à Paris, le Rock In Loft, les 120 nuits, Les Nuits d’Actuel ou du Rex etc…

Le Street-artiste Futura 2000, New Yorkais et pionnier du Graff, avec l’égérie underground Marie France. Tournée du groupe Anglais The Clash à Paris. Le Palace Septembre 1981

l’Art Urbain / Paris-New York connection :

Le Street-artiste Futura 2000, New Yorkais et pionnier du Graff, qui accompagne la tournée du groupe Anglais The Clash à Paris. Photo prise lors d’un happening au Palace avec l’égérie underground Marie France.

Jérôme Mesnager, peintre Français, participe au mouvement d’art urbain en France et à la Figuration Libre au début des années 1980. Il est l’inventeur de l’homme en blanc, icône de lumière et de paix, réalisé pour la première fois en 1983 lors d’un événement du collectif Zig-Zag, un groupe de jeunes artistes qui investissent et animent les lieux abandonnés, usines, caves, et catacombes.

La zone urbaine et ses communautés :

Le mouvement Mod va connaître un regain d’intérêt en Europe en ce début de décennie. Rebaptisé Mod Revival, cette résurgence prends son origine dans la popularité du groupe Britannique The Jam et la sortie d’un film Quadrophenia qui remets à l’honneur le mouvement. Très peu nombreux à Paris, leurs points de rassemblements étaient aux Halles, devant la friperie Scooter rue Etienne Marcel, et Place Gambetta. Jeanluc partage leur quotidien le temps de quelques portraits sur leurs Vespas accessoirisées.

Des images qui ont valeur d’archives, lors d’événements ou de concerts qui se sont déroulés à L’Usine Pali Kao. Cette ancienne papeterie désaffectée situé à Belleville était dédiée à la marge alternative et aux cultures indépendantes. Ce lieu bénéficia d’une renommée outre Atlantique avec sa première expérience en décembre 1981 de « Slow Scan Transmission » ancêtre du Streaming avec des performances transmises instantanément au M.I.T de Boston. Les documents photographiques sur L’Usine Pali Kao sont rarissimes. Ce haut lieu d’exposition et d’expérimentation underground a vu éclore une scène alternative très appréciée.

Portraits des Mods des Halles 75001 sur leurs Vespas accessoirisées: Mod Revival début des années 80. Devant la boutique Scooter, leur QG

Les fondateurs de la scène alternative, l’émancipation hors des réseaux classiques de production : Dans ce climat qui voit l’essor des musiques électroniques, l’énergie inventive de la scène Rock et Post Punk reste intacte.

Lucrate Milk, est créé par un collectif d’artistes et plasticiens qui passe des tags à la scène en 1981. Ils deviennent les instigateurs du mouvement No Wave et le fer de lance du DIY (Do It Yourself) à la Française. Helno (Noel Rota) le choriste rejoindra ensuite les Bérurier Noir, et fondera le groupe de rock métissé Les Négresses Vertes qui connaitra un grand succès populaire.

La Souris Déglinguée, groupe essentiel dans la réactivation du courant Rock, qui s’assure une réputation forgée sur scène, avec la capacité d’avoir su toujours se réinventer. Ils se lancent avec un premier 45 tours auto produit, ensuite leur troisième album « Aujourd’hui et demain » sort en 1983 sur Celluloïd Record. C’est dans ce contexte que Jeanluc après les avoir suivis en concert, leur consacrera une importante série de photos, dans un de ses nouveaux lieux qui participera au développement des réseaux indépendants, Il s’agit du W.W Studio 91, Quai de La Gare. Cette friche industrielle basée sur l’emplacement des anciens entrepôts frigorifiques de la Gare d’Austerlitz, sera réaménagée pour accueillir des studios d’enregistrements, de répétitions ainsi que des salles de concerts et de théâtres et deviendra un des centres culturels alternatifs les plus actifs de la capitale.

Passage par l’auto-production aussi pour Oberkampf qui se lance avec un premier maxi-45 tours cinq titres, qui voit le jour grâce au financement d’un mécène. Leur titre « Couleurs sur Paris » sera élevé au rang d’hymne Punk. Ils subiront également la censure pour leur version dynamitée de « La Marseillaise » lors de l’émission Les Enfants Du Rock en 1983, une des interprétations les plus polémiques de notre chant révolutionnaire avec celle de Serge Gainsbourg.

Dernier volet, les agitateurs populaires :

 Coluche « Plus Rock Tu meurs » couverture de Rock’n Folk, janvier 1986, photo prise sur le plateau TV de Canal + après son show.

Charlotte et Serge Gainsbourg pour la sortie de « Charlotte For Ever » premier album de Charlotte Gainsbourg, première séance en studio, Rock’n Folk Février 1986.

Etienne DAHO chez lui, dans sa chambre mansardée, rue des Dames 75017 Paris. Commande de Rock & Folk pour la sortie de l’album Mythomane en Novembre 1981

 Renaissance :

Lorsque Jeanluc Buro m’a confié l’indexation de son fonds photographique, je disposais de peu d’éléments d’informations concernant ses négatifs photos, j’avais conscience que cela exigeait un important travail d’analyse de l’image et de recherches documentaires, mais j’étais convaincue au fur à mesure que j’avançais dans l’exploration de ses archives, du potentiel et de la qualité visuelle de sa production.

La mission de cette exposition est de révéler le regard personnel que Jeanluc Buro porte sur sa génération, mais aussi de valoriser à travers l’objectif du photographe, la créativité fulgurante de ses jeunes identités alternatives.

I.C Horiot

La Galerie Hors-Champs

20 rue des Gravilliers 75003 Paris
est ouverte du mardi au dimanche
de 13 heures à 19 heures

Contacts :
+33 1 45 35 48 98
contact@galerie-hors-Champs.com
hannibalvolkoff@galerie-hors-champs.com

www.galerie-hors-champs.com
www.facebook.com/GalerieHorsChamps
www.instagram.com/galerie_hors_champs

 

 

 

Exposition 2017 :

Anvers aux Abbesses  dans le cadre des Ateliers portes ouvertes

17, 18 et 19 novembre 2017

Atelier Anne De Seynes , 13 rue André Antoine 75018 Paris  (Métro Pigalle)

Traces de vies, vintage des années 80 , Rock et fêtes à Paris et Londres, fond d’atelier

 

 


Exposition 2016

Alisa Gallery présente « Nightclubbing »

9 février 2016 – 21 février 2016, exposition collective  au Point Éphémère Paris Xème

Vernissage mardi 9 Février 2016 à partir de 18h30
Performance sonore à 19h30 puis 20h30

Les photos proposées lors de cette exposition ont des valeurs communes : elles montrent des corps en mouvement, des jeunes gens avides de s’amuser, conscients de leur insolente beauté (la plupart des protagonistes se sont par exemple « mis sur leur 31 » afin qu’on les remarque, arborant leurs meilleurs look, coupe de cheveux et attitude). Ces lieux finalement restreints que sont les clubs sont imprégnés d’une envie de liberté si puissante qu’elle en devient palpable, d’une fureur de vivre que ces adolescents et jeunes adultes veulent nous montrer, à la fois insouciants et conscients de la fugacité de la jeunesse, fureur de vivre. De ces photos se dégage une sorte d’esthétique de la spontanéité. Rechercher le beau dans l’ordinaire. Faire sens avec ce qui se passe maintenant. Tous les photographes capturent cette énergie et ces instants universels et les rendent, par leurs clichés, intemporels.
Ces photos témoignent de signes, codes et expressions qui nous renseignent sur notre époque et notre société. Passionnant support pour capter une énergie, les corps qui dansent, s’oublient, se saturent, les photos sont à la fois des reportages, des “portraits d’une génération » et ce qu’on pourrait appeler des “symphonies élégiaques” sur le corps adolescent, corps en apprentissage, libre et pulsionnel. Il s’agit de capter le moment présent, l’instant d’une soirée, dans un but documentaire ou d’archive.
Les différents photographes de cette exposition tendent à montrer une partie du milieu qu’ils fréquentent, de leur communauté. C’est une sorte de témoignage générationnel. Ce qu’il s’y passe, d’un point de vue culturel, est souvent passionnant.

Photographes : Jean-Luc Buro, Holly Falconer (UK), Victoria Lentaigne (UK), Chill Okubo, Marie Rouge, Thomas Smith, Hannibal Volkoff

Point Ephémère  Paris 75010